Un grand sourire persistant dans le coin des lèvres, Zinédine Zidane a expliqué par l'amour des Bleus et le goût pour la haute compétition sa décision de revenir en équipe de France cette saison. Il a surtout indiqué que son retour, ainsi que celui de Claude Makelele, s'accompagnerait de celui de Lilian Thuram, sans «aucun» doute. Il confirme aussi que les trois joueurs s'engageront auprès des Bleus «jusqu'à la prochaine Coupe du monde», en juin 2006, pour laquelle il faut encore se qualifier. «Je suis très optimiste, on se doit de l'être. On sait ce qui nous attend mais on ne doit penser que positif. Je suis convaincu que l'équipe de France, de toute façon, va aller à cette Coupe du monde. Je n'ai pas envie de penser autre chose.»
A plusieurs reprises, Zidane a parlé de ses vacances «avec la famille, très loin» comme une période qui l'a orienté vers cette décision. «Il y a un an, c'était clair dans ma tête, et je suis passé d'un extrême à l'autre. Ce n'est pas que ça m'a manqué la saison dernière, ce n'est pas ça, mais le fait d'avoir coupé a été déterminant. Quand vous coupez, tout revient à la surface. J'ai réfléchi à tout. Je me suis dit, après réflexion : "ce n'est pas possible". Et voilà. Il y a un an, c'était clair dans ma tête. Mais je suis passé d'un extrême à l'autre. C'est fait, ça me fait plaisir». Le joueur du Real Madrid effectuera son retour onze ans après sa première sélection, contre la République tchèque (2-2), «peut-être avec encore plus d'émotion, je le pense». «J'ai hâte, ça me démange, j'ai envie de retrouver ce groupe, je me languis de retrouver l'équipe de France et les copains» a-t-il insisté.
« Tout gagner ».
Zidane a présenté ce choix comme une décision personnelle. «C'est l'amour du maillot, de cette institution, de ce truc-là, la plus belle chose qui me soit arrivée dans ce foot», qui l'a guidé. L'intervention de Raymond Domenech a aussi joué un rôle. «C'était important qu'il fasse la démarche (d'aller le rencontrer). Son discours était clair, très bon, mais j'ai pris la décision. Même s'il y a eu beaucoup de demandes et de pression, le fait déterminant est que j'ai cette motivation, que j'avais peut-être perdu, celle que j'avais lorsque j'étais à mon meilleur niveau, une motivation de fou. Je veux la retrouver. (Pour être au top), il faut être au taquet tout le temps, sans arrêt sous pression. C'est ce que j'ai envie de faire. Je veux retrouver mes sensations sur le terrain, je les avais perdues l'année dernière. J'ai envie de me remotiver pour tout gagner.» L'échec de la candidature de Paris aux Jeux de 2012 n'est pas «entré en jeu».
« Je n'ai jamais été influencé par qui ce soit, a précisé Zidane. Je me suis toujours dit que je devais faire ce qui me passait par la tête. Aujourd'hui, c'est un retour en équipe de France, c'est tout.». Fidèle à la sa légendaire humilité, il a insisté : «Je ne suis pas venu en sauveur, ni en Zorro. On m'a simplement convaincu et j'ai envie d'aider cette équipe. Au fond de moi, j'ai une grosse envie.» Il est conscient de prendre un risque. «Mais ça ne me fait pas peur. On est au pied du mur. C'est là qu'on voit si on est bon, si on est costaud, si on a envie d'avanc